La frustration est-elle nécessaire au développement du chiot ?

Dernière mise à jour : juil. 20

Dans tout processus éducatif on retrouve la notion de gestion de frustration. Les avis la concernant sont partagés. Pour certains elle est utile. Pour d’autres elle est à proscrire.


Pour moi, cet apprentissage est primordial dans la construction du chien si l’on veut développer l’intelligence adaptative de notre compagnon. Les frustrations sont liées à notre environnement. Qu’on adhère ou non à leur présence dans l’éducation, elles feront partie intégrante de la vie de votre chien.


En adoptant notre jeune chien, nous l’introduisons dans un environnement très complexe.

À la maison, il mange à sa faim, mais pas les gâteaux apéritifs sur la table ! Il y a des objets à disposition qu’il peut mastiquer (jouets, couvertures) alors que d’autres, mis en évidence, sont interdits (télécommandes, meubles). Il obtient beaucoup de caresses, passe des heures avec son humain, pour que celui-ci disparaisse tout à coup pendant des heures, sans donner de réponses à ses interrogations. Dans la rue, il a envie de se dépenser, mais son humain l’arrête car il y a de nombreux dangers (voitures, vélos, poussettes). Il a envie de rencontrer le chien en face, mais sa laisse l’en empêche, etc.


Toutes ces situations génèreront de la frustration. Alors autant qu'elles soient bien vécues, et cela s'apprend tout petit. Le risque étant que si un travail en amont n’est pas effectué, la frustration incontrôlée peut générer des comportements gênants : destructions, vocalises, plaies de léchage, signes que le chien est en mal-être.



Beaucoup d’humains cherchent à combler toutes les attentes de leur compagnon dans une optique de bien faire. Pourtant, ce n’est pas forcément dans son intérêt.


Satisfaire oui, mais ne pas saturer.




Attention de ne pas frustrer inutilement. Le but est d’accompagner le chien à surmonter l’obstacle qu’elle génère. Elle doit être éducative et non répressive.


Ce n’est rien d’autre que de lui "apprendre la vie", car il n’y obtiendra pas toujours ce qu’il souhaite. Le préparer à être frustré, c’est le préparer à sa vie de chien adulte, à moins souffrir quand il vivra ces moments de doute.

Dans sa socialisation, cela va lui permettre d’avoir un rapport plus sain avec son univers.


Chaque humain va ainsi avoir sa manière d’endosser le rôle de "frustrateur", une position qui n’est jamais simple. Mais il faut vraiment se dire qu’on ne peut pas répondre à toutes les attentes d’un chien. Tout donner, c’est trop donner !



Comment l'apprendre ?


La bonne nouvelle, c'est que c'est un apprentissage facile, parce que le cerveau du jeune chien est très adaptable. C’est parfois un peu plus compliqué avec un chien adulte mais tout de même réalisable.


La frustration c’est : ne pas donner à votre chien ce qu’il pourrait avoir et que vous ne voulez/pouvez pas lui donner dans l’immédiat, dans une optique d’éducation et de gain de maturité comportementale.

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