Apprendre la socialisation

Dernière mise à jour : juil. 20

La socialisation c'est la découverte de la nouveauté.

Socialiser son chien pendant sa croissance, permet de l’aider à proposer le comportement socialement acceptable et de favoriser son bien-être dans chaque nouvelle situation rencontrée tout au long de sa vie.


Pour se faire, il faut sortir le jeune chien, aller vers. Aller vers l'inconnu, aller vers les autres. Se préparer à devoir expliquer que son compagnon est en apprentissage, à s’excuser…

Faire en sorte qu’il ne nourrisse pas de méfiance à l’encontre du monde d’hyper stimulation dans lequel il va évoluer. On lui présentera des humains ; avec des casques, des couleurs criardes, des béquilles, en uniformes, des enfants. Des véhicules ; engins de chantier, voitures, vélos, skates. Des animaux ; chiens, poules, chats...


Je vois quelque chose que je n'ai jamais vu avant, je vais savoir comment me comporter, le découvrir, le rencontrer, par l'odorat, par l'ouïe. Je ne vais pas fuir, je ne vais pas agresser.

Le travail consiste à faire découvrir le monde à son jeune chien. Chaque situation nouvelle génèrera chez lui des interrogations, des « équations» à résoudre. Nous l’aiderons à transformer tous problèmes se présentant en solution. La frustration engendrée par ces scènes courantes de la vie devra retombée. Le chien gagnera en maturité.


Le jardin est un espace bien trop restreint. C’est un espace très pauvre en stimulations (olfactives, auditives). Beaucoup de gens pensent que, parce que l'on a un jardin, c'est un argument suffisant pour accueillir un chien chez soi. Il est important de consacrer du temps à l'exploration, aux rencontres en tout genre.



Attention, nous sommes responsables de notre chien. Il nous appartient de faire en sorte qu’il ne devienne pas un danger pour lui et pour les autres. C'est à nous de décider quelles sont les situations favorables à l’éducation, et celles qu'il faut éviter.


Qu'est-ce qu'il faut éviter?


Tout ce qui est trop. Trop bruyant, trop fort, trop brutal, trop de chiens, trop d'enfants, trop de gens. Essayons de respecter une progressivité pédagogique, basée sur la capacité du chien à appréhender ses nouvelles émotions.


Scénarisons les rencontres avec les autres chiens. Au mieux, on peut essayer de rencontrer les chiens que l'on connaît, parce que l'on sait qu'ils vont proposer des comportements intéressant pour notre compagnon. Quand ce n'est pas possible, ne nous interdisons pas de décider si la rencontre est favorable au bien-être de notre chien ou non.

Si elle l'est, restons un moment. Si elle ne l'est pas, on décide de s'en aller.


Quand on fait une rencontre entre un chiot et des chiens adultes c'est une histoire de chien. Décidons, en tant qu'humain, de résister à la tentation d'intervenir, de parler à son chien, de le tenir, de le retenir. Nous n’interviendrons que de façon trop maladroite.





La socialisation, la découverte du monde, c'est l'occasion d'apprendre à connaître son chien.


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